Radis noir

Historique

L'espèce Raphanus sativus comprend plusieurs types de radis qu'on distingue entre eux selon la sous-espèce à laquelle ils appartiennent. Le radis rouge ou rose qui se retrouve le plus souvent dans nos assiettes constitue la sous-espèce Raphanus sativus radiola, tandis que le radis noir, qui se caractérise par sa peau noire, la sous-espèce Raphanus sativus var niger, et le daikon, largement utilisé par les Japonais, la sous-espèce Raphanus sativus longipinnatus. Ils possèdent tous plus ou moins les mêmes propriétés, mais en herboristerie occidentale, on a toujours préféré le radis noir pour les usages médicinaux.

Les botanistes croient que le radis noir fut la première espèce de radis à être cultivée par les humains. On sait que les Égyptiens le cultivaient déjà à l'époque des pharaons, car on a trouvé, dans le temple de Karnak, des hiéroglyphes le représentant.
Recherches

La Commission E a approuvé l'usage du jus de radis noir fraîchement pressé pour traiter la dyspepsie résultant d'une mauvaise circulation biliaire, ainsi que pour traiter les inflammations de la muqueuse des voies respiratoires. Malgré l'absence d'essai clinique permettant de démontrer l'efficacité du radis noir pour ces usages, la Commission a jugé que les analyses, les essais in vitro et sur des animaux étaient suffisamment éloquents pour confirmer que le jus stimulait les mouvements péristaltiques de l'intestin et qu'il agissait également sur les conduits biliaires, favorisant de la sorte une bonne digestion tout en facilitant la circulation de la bile. On a récemment pu observer chez des rats que le radis noir protégeait les muqueuses intestinales contre l'inflammation engendrée par un régime riche en matières grasses1.

Quant aux vertus du jus pour le traitement des inflammations des voies respiratoires, on les attribue généralement à son action antibactérienne, laquelle serait due à divers composés soufrés que renferme la racine, notamment le sulphoraphène. Un récent essai in vitro a d'ailleurs permis de démontrer que le sulphoraphène pouvait inhiber les effets mutagènes de certaines substances (amines hétérocycliques) présentes dans certains aliments cuits2.

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